Qu’est-ce qui pousse dans les champs de pamplemousses ?

CupidonSaint-Valentin oblige, un petit article sur l’amour et les relations intimes dans nos parties de jeu de rôle. Il vous est certainement déjà arrivé qu’une (pseudo) romance se mette en place entre deux PJ, ou entre un PJ et un PNJ. C’est difficile à gérer sans que ça ne vire soit à la comédie potache ou que ça ne mette quelqu’un très mal à l’aise. Quelques réflexions sur le sujet…

Pourquoi ça nous met mal à l’aise ?

Les tables où le malaise est le plus perceptible sont celles qui comportent des joueuses. Alors je vous arrête tout de suite: point ici de discrimination, de dire que c’est mieux ou moins bien de jouer avec des filles, que les filles sont plus enclines à tel ou tel rôle plutôt qu’un autre. D’abord tous ces clichés sont faux (certifié vérifié par expérience) et ce n’est pas mon propos. Mon propos, c’est quand on a une table mixte, les mecs sont mal à l’aise d’évoquer les relations intimes face aux filles. Du coup ils ont des réactions bien basiques d’homme de Neandertal: ils font des blagues bien lourdes pour cacher ce malaise. Et ça marche aussi bien avec les jeunes qu’avec les adultes. Ce qui permet aux filles de confirmer que les hommes sont tous des obsédés et le sujet est vite mis aux oubliettes pour passer à autre chose.

Un autre type de malaise s’installe quand il y a romance entre joueurs, et non plus entre personnages. Imaginez: en tant que MJ vous voulez qu’un de vos PNJ séduise un PJ joué par une fille. Mais le petit copain de cette joueuse se trouve aussi à la table. Soit vous avez affaire à un mec mature qui fait bien le distinguo entre joueur et personnage et tout se passe bien. Soit le type va se sentir en danger, va se dire que vous utilisez le jeu de rôle pour lui piquer sa copine et hop, revoilà le malaise. (J’ai aussi joué à une table ou se trouvait un triangle amoureux. Sauf qu’une des pointes du triangle ignorait qu’il y avait un troisième larron. Ça s’est mal passé sur la fin quand le pot-aux-roses a été découvert. Évitez ça, c’est un conseil… )

J’ai constaté un troisième type de malaise qui vient du caractère transgénérationnel d’un de mes groupes. Là j’ai deux ados dont les parents sont aussi à la table. Du coup si vous évoquez les relations intimes avec eux, vous doublez le malaise. D’abord comme j’ai deux fois leur âge, ils trouvent bizarre d’évoquer l’amour avec moi. Et ensuite, ils sentent que leurs parents deviennent soudainement plus intéressés par ce qu’ils disent. Hop, coucou, c’est le malaise qui revient…

Pourquoi parler romance dans votre partie ?

Pour la même raison que le reste: il faut que ça apporte quelque chose à l’histoire. Si ça n’a pas d’intérêt, ne prenez pas l’initiative d’une relation amoureuse entre un PJ et un PNJ. Mieux vaut éviter d’inviter le malaise à table si ça n’apporte rien à votre fiction. Et si un de vos joueurs semble insister pour construire quelque chose avec un PNJ, alors assurez-vous que ça soit intéressant. Sinon faites court (voir « less is more », plus loin) et passez à autre chose.

When Harry Met SallyEt comment une romance avec un PNJ peut être intéressante pour l’histoire? Simplement en faisant de ce PNJ un pion important de votre narration. L’amoureux(se) du PJ peut fournir des informations au groupe car il est bien informé sur un sujet (la secrétaire du maire, le bras droit d’un baron du crime, un(e) journaliste d’investigation, un amateur éclairé du Mythe, la femme d’un M. Johnson, les possibilités sont infinies). Le PNJ peut aussi devenir le commanditaire d’une ou plusieurs missions. Un malheur à un proche du PNJ, et le voilà qui demande de l’aide au groupe pour retrouver son vieux père, découvrir le remède à sa malédiction, sauver le centre pour enfants en difficulté dont il s’occupe de la destruction par un conglomérat immobilier, etc. Et pourquoi pas frapper carrément où ça fait mal et kidnapper le PNJ? Retrouver son amant sera très important pour votre joueur, il n’en sera que plus impliqué. Et si vous vous sentez d’humeur à pousser les émotions de vos joueurs dans leurs derniers retranchements, mettez une balle dans la tête du PNJ et vous voici avec un beau scénario de vengeance.

Il y a une chose que je ne conseillerais pas de faire, c’est de mettre en place la trahison du PNJ. Ce retournement de situation peut donner une grande scène et une fin de scénario haletante, mais ça mettra un terme à vos tentatives de créer des relations intimes entre PJ et PNJ. Car à chaque fois, vos joueurs se méfieront et ce sera un coup dans l’eau. À vous de voir si vous voulez frapper fort une fois ou si vous voulez continuer à construire des romances entre les PJ et vos PNJ.

Diminuer le malaise

Bon, vous avez l’opportunité de mettre en place une romance entre un PJ et un PNJ et ça peut apporter quelque chose à votre histoire. Bien, mais reste le problème de la gestion du malaise. 3 petits trucs pour éviter les pièges…

1. Less is more

Point trop n’en faut. Inutile d’insister sur le premier regard, la première rencontre, le premier rendez-vous, le second, le troisième, le premier moment intime, la première partie de Romance Érotique, la première crise, la réconciliation, la rencontre avec les parents, le premier city trip en amoureux, etc. Je sais qu’il faut que ça fasse « vrai » pour que le joueur se sente impliqué, mais c’est inutile d’aller trop loin. D’abord parce qu’on peut rester court et simple et bien faire passer le message, et ensuite parce que cette romance met un joueur sous les feux de la rampe, et que que vous en avez d’autre qui méritent tout autant leur moment de gloire. Bref, moins vous en faites, moins ça risque d’attirer le malaise à votre table.

2. Ne forcez pas le roleplay

C’est toujours mieux de jouer les interactions sociales avec les PNJ par le roleplay. Oui, mais ici votre premier objectif est d’éviter le malaise. Rares sont les joueurs qui vont se sentir super à l’aise de jouer les dialogues d’une séduction face à un MJ qui ne l’attire sans doute pas spécialement et devant les autres joueurs qui n’attendent qu’une infinitésimale brèche pour lancer la première blague potache. Et imaginez le joueur qui sent le regard des joueuses sur lui pour voir comment il se débrouille pour séduire… Ou cet ado qui sent sa mère juger comment il traite les filles… Ou cet autre joueur qui voit sa petite copine fricoter avec le MJ sous ses yeux… Bref, jouer ça de manière descriptive peut suffire: « OK tu l’invites à dîner, elle accepte, vous passez une super soirée, tu la raccompagnes chez elle, un pieux au revoir et tu rentres chez toi après avoir lu dans ses yeux qu’il y aura un second rendez-vous et que ça peut marcher entre vous ». Avec ça tout le monde est content. Le joueur a bel et bien le sentiment qu’il a séduit, le groupe n’a pas du se coltiner toute la scène du dîner, vous n’ouvrez pas la porte aux blagues idiotes, et vous avez atteint l’objectif de faire entrer cette PNJ dans la vie de votre groupe. Et le malaise ne s’est pas invité.

3. Laissez Marc Dorcel en dehors de l’histoire

InterditPas d’œillères: lorsque deux êtres humains entament une relation, si ça marche, ça finit souvent sous les draps (ou sur le plan de travail de la cuisine ou la banquette arrière d’une voiture). C’est facile de saisir cette occasion pour vous la jouer « 50 nuances de Grey » et tomber dans la description explicite. Laissez tomber. Ça n’apporte clairement rien à votre histoire et c’est la porte ouverte aux problèmes. Vous pourriez gêner vos plus jeunes joueurs (OK, à l’ère de Youporn ils ont peut-être déjà tout vu mais tout de même). Et je ne vois pas comment vous pourriez empêcher les autres de mettre leur grain de sel et d’en rajouter une couche. Et puis vous passerez pour un pervers, ce qui gâchera votre belle aura de MJ auprès de vos joueuses…

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Conclusion: pour vous autoriser à mettre en jeu une romance entre PJ et PNJ, assurez-vous que ce soit utile à l’histoire et n’en faites pas trop.

Et vous, avez-vous déjà joué une telle histoire d’amour ? Comment cela s’est-il passé ? Avez-vous des conseils à partager ? Faites-nous part de vos expériences en commentaire !


15 responses to “Qu’est-ce qui pousse dans les champs de pamplemousses ?

  • rafido

    Je reviens faire un petit coucou amical et vous signaler un article sur Place To Go People To Be qui aborde un thème similaire en y a apportant un éclairage légèrement différent.

    http://ptgptb.free.fr/index.php/parlez-moi-d-amour-1-3/

    Ces deux articles sont complémentaires. Il ne s’agit pas de critiquer l’un pour encenser l’autre, mais simplement de nourrir la réflexion.

  • Shinn

    Personnellement, pour les scènes explicites, je préfère laisser l’imagination du joueur faire le travail. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Ainsi, se servir de métaphores est utile.

    Pour le moment, en tant que Mj, je me sers des sentiments que les joueurs ont décidé d’avoir vis-à-vis de mes Pnj pour rebondir sur la campagne. Ainsi, l’un d’eux est tombé amoureux de la Pnj qui est actuellement la principale ennemie des joueurs. Une fois qu’elle mourra, il a décidé qu’il reprendra son flambeau, ce qui permet d’obtenir un nouveau fil rouge de campagne.
    Un autre a récemment fêté son mariage avec une Pnj : en versant du poison dans son verre, on obtient un excellent scénario d’enquête, tout en faisant flancher la santé mentale du Pj, et donc développera son Background.

    En tant que joueur, j’incarne un personnage homosexuel (ce n’est pas non plus le centre de l’attention), mais tout le monde trouve ça normal : nous avons des bisexuels IRL dans notre groupe de jeu, ce qui veut dire que c’est parfaitement normal pour nous.

    En résumé, les relations amoureuses sont un excellent moyen de développer l’histoire, tout en faisant plaisir à des joueurs voulant développer le Background de leur personnage.

  • Paul

    Article très agréable a lire ! Merci !

  • rafido

    Qu’a fait l’action génitale aux hommes, si naturelle, si nécessaire et si juste, pour n’en oser parler sans vergogne et pour l’exclure des propos sérieux et réglés ? Nous prononçons hardiment : tuer, dérober, trahir ; et cela, nous n’oserions qu’entre les dents ? Est-ce à dire que moins nous en exhalons en parole, d’autant nous avons loi d’en grossir la pensée ? (Montaigne).

    Pourquoi un article sur les relations intimes dans le JDR et pas sur la violence dans le JDR ? Pourquoi une description explicite de sexe n’apporterait elle rien à la narration ? Et quel est mon apport à la narration si je décris la manière dont un coup d’épée tranche un bras?

    Je conçois difficilement une conception de personnage (pj ou pnj d’ailleurs) un peu poussée sans envisager son rapport avec le sexe, quitte bien sur à ce que ce rapport soit lointain. Tous mes personnages,, loin de la, n’ont pas une vie sentimentale épanouie. Mais certains oui très clairement et c’est parfois même un talon d’Achille.

    Il m’est très clairement arrivé d’avoir des personnages qui se fassent rouler dans la farine et prendre pour des imbéciles par le sexe dit faible. Comme disent nos amis d’outre Atlantique, « C’est la vie ».

    Je maitrise une partie où un personnage est homosexuel. (homme s’entend, pas le fantasme lesbien), et ça n’a pas l’air de choquer les joueuses. Bien sur, la partie ne tourne pas autour de ça. Mais c’est un élément qui a tout son poids et qui donne un certain axe aux relations.

    Sur une autre partie, le personnage féminin d’une joueuse a plaqué un PJ pour sortir avec un autre. Grosse intensité dramatique, langage parfois cru, mêlant pour le coup sexualité , jalousie et violence. Whaou la claque ludique. le grand huit. 10 crans au dessus de space mountain.

    Bien évidemment tout ceci est fait entre adultes consentants. On se contente de pervertir les jeunes avec du sang et des tripes.

    • Etienne Goos

      Merci pour ce très long commentaire. Tout ce que je lis là c’est que clairement aucun malaise n’est causé dans ton groupe de joueurs (-euses) par l’évocation du sexe, des relations amoureuses complexes, de l’homosexualité, etc. Tant mieux, c’est génial parce que ça permet de mettre des choses en scène qui apportent à la narration (je pense au perso qui en plaque un pour sortir avec un autre, c’est forcément un moment dramatique intéressant si c’est bien joué). Les conseils donnés dans l’article ne sont donc pas nécessaires à votre groupe, visiblement composé d’adultes très matures.

    • Etienne Goos

      Et sur « pourquoi un article sur le sexe et pas un sur la violence? », bien simplement parce que j’écris des articles selon l’inspiration du moment et que la Saint-Valentin m’a donné l’occasion de parler de ça.

      Maintenant c’est vrai qu’on pourrait aussi évoquer la violence dans un article. Si l’inspiration vient un jour à sujet, je n’y manquerai pas !

    • rafido.

      Ce que j’ai voulu dire, Ce que je trouve que ton article est très bien. Tout ce que tu dis est juste, mais il me fait penser un peu à la consigne d’entretien d’un airbus. C’est excessivement prudent.

      Alors dans le cas d’un Airbus, c’est parfait. L’aéronautique a eu suffisamment de martyrs au XXème siècle pour qu’on se dise, « bon on est en 2014. Maintenant il ne faut surtout plus qu’un avion se crashe. on ne prend plus de risques. »

      Mais en jeux de rôles… ne peut on pas se permettre de prendre certains risques et de faire certaines expériences? Cela reste un jeu, et il n’y a pas de conséquences. Au pire, la partie est ratée. Big deal…

      La ou je ne te rejoins pas complètement c’est quand tu dis, « C’est facile de saisir cette occasion pour vous la jouer « 50 nuances de Grey » et tomber dans la description explicite. Laissez tomber. Ça n’apporte clairement rien à votre histoire et c’est la porte ouverte aux problèmes. »

      Pour appuyer mon propos, je voudrais poursuivre le parallèle avec la littérature. Laissons tomber la littérature érotique proprement dite. « 50 nuances de gris » je ne l’ai pas lu et cela ne m’intéresse pas. (aucun jugement de valeurs la dessous).
      Il y a quand même tout un pan de la littérature « classique » qui aborde ponctuellement la sexualité de manière très directe et parfois explicite.

      Houellebecq est peut être actuellement un des chefs de file en France, mais il n’est pas seul. Si on remonte quelques décennies, on va trouver Vian et « j’irai cracher sur vos tombes », si on part à l’est on va tomber sur Haruki Murakami qui nous fait quelques passages gratinés dans 1Q84 par exemple, si on part à l’ouest on va avoir Janet Evanovich avec son héroine Stéphanie Plum.

      Je ratisse volontairement large à la fois dans le style d’écriture, le sexe de l’auteur et la culture d’origine. personne ne me dira je n’aime ni HOuellebecq ni Vian ni Evanovich ni Murakami ni aucun de leurs semblables.

      Alors parfois c’est réussi, parfois c’est raté, parfois ça sert la narration, parfois c’est juste racoleur. J’ai bien conscience par exemple que certains passages chez Frédéric Dard / san antonio peuvent être très très très lourdingues. le sexe ad nauseam.

      Pourquoi alors être aussi catégorique « Laissez tomber. Ca n’apporte clairement rien ». pourquoi ça marcherait en littérature et pas en JDR? Pourquoi ça marche au cinéma et pas en JDR.

      Parce qu’on peut poursuivre l’analogie avec le cinéma. il y a Marc Dorcel bien sur. Mais il y a aussi la vie d’adèle, Nymphomaniac, L’empire des sens … (a nouveau j’élargis le spectre).

      NB: Je poste avant tout pour le plaisir d’échanger des arguments avec des gens posés ouverts et réfléchis. Je pense que la confrontation d’idées est stimulante. Le « je suis d’accord » est sclérosant. Bien évidemment, je n’entends pas imposer mon point de vue, je ne prétends pas avoir raison et je ne cherche même pas à convaincre. La diversité d’opinion est enrichissante.

      Et encore toutes mes excuses pour la taille du commentaire🙂

    • Etienne Goos

      Je ne peux que te remercier pour la longueur du commentaire justement. Ça prouve que mes articles font réfléchir et c’est juste parfait. Alors oui, tu as raison, certaines histoires, en littérature ou au cinéma, comportent du sexe explicite et ne seraient pas pareilles sans ça. La différence avec le jeu de rôle c’est que quand on lit un livre ou on visionne un film, c’est un rapport de un spectateur à un auteur (bon, au cinéma on peut être 800 dans la salle, mais ce sont 800 rapports de 1 à 1). Autour d’une table, on est plusieurs, et c’est de là que peut surgir le malaise. Encore une fois, s’il n’y a aucun malaise, alors on peut jouer l’Empire des Sens. Mais en 20 ans de jeu de rôle, je n’ai pas connu une seule partie, un seul groupe où ça aurait été possible. J’ai peut-être juste manqué de chance. Je reviens sur le cinéma, qu’on peut aussi consommer à plusieurs devant la télé. Et bien là aussi, de ma propre expérience, si on regarde un film qui contient des scène explicites, il y aura malaise si les différents spectateurs n’ont pas le même rapport au sexe. L’un trouvera ça esthétique (par exemple) et l’autre dégoûtant ou juste inutilement provocateur.

      Donc en gros pour résumer je crois que le malaise vient quand les différents spectateurs (joueurs dans le cas du jdr) n’ont pas le même rapport au sexe pour des raisons d’âge, de culture, de passé, ou quoi que ce soit. Je prône donc une certaine prudence, mais pas une pudeur extrême si ça peut marcher à une table.

  • yoda

    J’ai plusieurs exemples entre PJ (entre PJ et PNJ, c’est bien moins approfondi, puisque ça met un seul joueur au premier plan dans un RP avec le MJ, normalement ça se passe rapidement). J’ai donc vu une femme (interprétée par un homme) bourrer un beau gars avant de tenter de le violer, et d’autres cas mal joués… Mais j’ai aussi eu de bons moments, quand il n’y avait rien de dit explicitement, mais que c’était joué, et très bien joué. Mais d’une façon assez marrante, rien ne s’est jamais concrétisé dans ces cas-là, entre PJ : soit un joueur est parti de la table, soit un PJ est mort, soit c’était uni-directionnel…
    En tant que MJ, j’ai aussi fait vivre à mes joueurs deux histoires d’amour, dans un temps mort de la campagne, on correspondait par mail pour savoir ce que faisaient les personnages pendant un laps de 5 ans (5 ans dans le jeu, 3 mois IRL). Là, comme c’était par mail, c’était facile d’être profond (sans jeu de mot) sans spolier les autres joueurs, et il n’y avait pas de gêne. Bon, je ne suis pas allée jusqu’à Marc Dorcel, parce que je ne suis pas à l’aise avec ça, en plus avec deux hommes et plus jeunes que moi…

    • Etienne Goos

      Merci pour l’exemple. Bien sûr ça dit être plus simple par écrit sans tous les autres joueurs qui observent. Un bon truc pour développer une relation sans prendre du temps de jeu aux autres.

  • maedhros909

    Cela m’est pas arrivé personnellement avec un autre PJ (mais avec un PNJ oui) mais j’ai eu le plaisir d’être MJ à ce moment là🙂 Bons conseils !

  • Arjuna Khan

    Pourquoi les scènes explicites seraient useless ? C’est nier tout existence du langage du corps et c’est supposer que tout acte sexuel se ressemble. Pourquoi assister à une scène de révélation pour les pjs est intéressant et une scène de sexe ne le serait pas ?

    • Etienne Goos

      Il ne s’agit pas de nier le langage du corps. Le but des conseils est d’éviter le malaise que romance (et sexe) peuvent engendrer à la table. Si le groupe ne ressent aucun malaise à évoquer ces sujets, alors les conseils ne sont pas pour lui.

      N’empêche que je n’ai encore jamais vécu une situation où la description explicite d’une scène de sexe pouvait apporter quelque chose à la narration. Mais je suis preneur d’un exemple, bien entendu !

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