Casus Belli #2

Casus Belli 2C’était début décembre. Je tenais entre mes petits doigts fébriles le numéro 1 de la nouvelle mouture de Casus. Cette renaissance a suscité l’engouement, les boutiques parisiennes étant régulièrement en rupture de stock. Ici en Belgique, les deux boutiques auxquelles j’en ai parlé m’ont dit en avoir vendu plus de cinquante exemplaires chacune. Black Book Editions semblaient très contents des chiffres. Reste maintenant à durer. Première épreuve: le numéro 2. Voyons donc de quoi il retourne…

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Le courrier des lecteurs

Bonne surprise que de voir apparaître cette rubrique. Sans langue de bois, on y répond à un message très argumenté qui questionne la pertinence du choix de Chroniques Oubliées comme système générique. Casus Belli semble bien conscient que ce choix ne peut pas plaire à tout le monde, et tente de justifier son choix. Je fais partie de ceux qui n’utiliseront jamais Chroniques Oubliées, mais sans peut-il servir de porte d’entrée dans le jdr, pourquoi pas?

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Actualités

C’est très complet, ça touche à tous les domaines connexes au jdr, ça parle de tout ce qu’il faut savoir. Le plus, c’est la preview de GUTS, duquel je suis déjà fan avant sa sortie. On y touche même, mais de loin, aux sorties US. Et puis la petite histoire de Paizo Publishing, l’éditeur de Pathfinder. C’est un sujet très intéressant, mais qui pèche de nouveau par son aspect « Paizo c’est des génies philanthropes et Wizards of the C0ast c’est le vilain Satan ». De nombreux détails laissent filtrer le parti pris de l’auteur, qui reflète forcément celui de Black Book, éditeur, rappelons-le, de la version française de Pathfinder. J’estime ici que Didier Guisérix (le rédac’chef) n’aurait pas du laisser l’article publié en l’état. Il nuit à la crédibilité du magazine dans sa totalité. Si on ajoute quelques touches du même acabit dans les autre news, la coupe est pleine. Il est temps que ça s’arrête…

Heureusement, la suite nous réconcilie rapidement avec le magazine. En effet, c’est un portrait de famille de Pathfinder qui suit. Et là, j’avais très peur. « Mon dieu, ils vont encore faire passer Pathfinder comme le jeu du siècle et D&D comme une bouse commerciale ». Mais non. Fort heureusement, l’article rappelle bien le lien de parenté direct entre PF et D&D et critique sans complaisance les ouvrages plus faibles de la gamme publiée par Paizo et Black Book. Une excellente surprise, un article utile, bien ficelé, sans parti pris. Ouf!

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Les nouveautés

Vient ensuite l’imposante rubrique des critiques. Toujours assez bienveillantes, elles parlent de toutes les nouveautés des deux derniers mois. Cependant, elles n’hésitent pas à pointer du doigt certaines faiblesses des nouveaux jeux, ce qui évite de tomber dans le syndrome du « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et tous les jeux ils sont supers ». On y découvre, entre autres, la 3e édition de Warhammer, Eclipse Phase (assorti d’une très intéressante interview de son auteur), Deadlands reloaded, Pendragon, Luchadores, Solipcity et j’en passe. A noter que Casus ose quitter le mainstream pour critiquer des jeux plus indie comme Annalise, Lacuna ou On Mighty Thews.

L’étagère du rôliste nous parle d’autres médias qui peuvent nous intéresser: jeux vidéos, séries télé, BD, romans, etc. Intéressant pour sortir un peu de sa bulle.

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Les scénarios

Cette fois encore on est bien servis à ce niveau là. Six scénarios par numéro, voilà qui justifie l’achat du mag à lui tout seul… Cette fois nous avons droit à un scénario Pathfinder de Croc (qui fait suite à celui du numéro 1), l’Appel de Cthulhu de Tristan Lhomme (lui aussi la suite du scénario du numéro précédent), Deadlands Reloaded, Chroniques Oubliées (encore une suite), Luchadores de Julien Heylbroeck, Romain d’Huisser et Willy Favre  (rien que ça!) et les Ombres d’Esteren. Du beau monde, donc, à la plume.

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Chroniques Oubliées

Vient ensuite la seconde partie des règles de Chroniques oubliées: système de jeu, règles optionnelles, nouvelles races, conseils aux MJ, voies de prestige, 6 nouvelles classes (dont le nécromancien et le barbare!) et de l’équipement.

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Aides de jeu

La rubrique commence par le retour de l’auberge présentée dans le numéro 1 (Casus Belli semble bien jouer la carte des affaires à suivre). Cette fois l’article s’attache à faire de vos PJ les propriétaires des lieux. « Vous êtes dans une auberge… et c’est la vôtre ».

Vient ensuite l’article toujours très attendu de Jérôme « Brand » Larre. Cette fois il nous instruit sur la façon de rythmer une partie, et surtout de comment laisser les joueurs le faire. S’il est moins « eye-opening » que celui du numéro 1, il reste néanmoins d’excellente facture. Comme d’habitude, il ne se contente pas de donner des conseils, mais vient avec des solutions concrètes, de véritables trucs qu’on sent issus d’années de pratique et de réflexion. L’agréable surprise vient de l’article de la rubrique PJ-only qui nous aide à forger une personnalité à notre perso par l’ajout très simple d’une lubie. Si la dernière fois cette rubrique était bof-bof, cette fois, l’article est excellent. j’ai même hâte de tester le truc lorsque je rejouerai, dans 18d4+42 années, au mieux…

La dernière aide de jeu rappelle la bonne vielle rubrique « devine qui vient dîner ce soir » dont les lecteurs des anciens Casus se souviendront. On nous propose ici un démon végétal et ses caractéristiques pour Chroniques Oubliées. Oubliable…

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Retro

Cette rubrique qui plaît aux plus vieux rôlistes, aux collectionneurs, à ceux qui s’intéressent à l’histoire de notre loisir débute par l’interview haute en couleurs de Michel Gaudo, auteur du mythique Maléfices. Si l’homme possède une ego quelque peu surdimensionné, ses réponses restent très intéressantes sur l’époque glorieuse du jdr français, quand les ventes de meilleurs jeux se comptaient en dizaines de milliers d’exemplaires. L’interview est suivie d’un portrait de famille de la gamme Maléfices. Elle m’a clairement donné envie de m’y plonger, mission accomplie, donc.

Viennent ensuite un retour sur l’adaptation du Seigneur des Anneaux au cinéma (dix ans déjà!) et des Pièges de Grimtooth, un ouvrage datant du début des années 80 et qui allait donner des cauchemars aux aventuriers des donjons. Car les pièges qu’il recèle comptent parmi les plus sadiques qu’on puisse imaginer. Je ne connaissais pas, mais là, j’ai envie d’en savoir plus…

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Magazine

Nous arrivons dans les dernières pages pour découvrir l’interview de Pénélope Bagieu, célèbre grâce à son blog devenu BD. Casbé ne pouvait pas passer à côté de cette ancienne rôliste aujourd’hui sous les feux de la rampe. Interview fraîche et extrêmement sympathique d’une jeune fille étonnante.

Après une nouvelle féérique, Casus Belli continue son voyage au pays des jeux décalés en proposant un scénario pour Parsely. Ce jeu propose de renouer avec les aventures textuelles sur ordinateur. Si si, souvenez-vous, le mot PC n’exisait pas, pas plus que la souris ou les interfaces graphiques. j’en parlerai sans doute bientôt.

Casus belli #2 se termine par une page sur Venise, un consours, la preview du numéro 3 et l’indécrottable Kroc le Bô.

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Alors, c’est bon ou pas?

Le retour de Casus Belli était un pari réussi. Le numéro 2 reste dans la même veine que le précédent et est donc hautement recommandable. Deux problèmes me titillent cependant: le côté « pro Pathfinder, anti D&D » ressenti dans les premières pages (cette sensations disparaît ensuite rapidement), et le fait que le numéro de janvier/février sorte mi-mars. Je trouve ça pas très pro. Mais c’est un détail, au fond, la qualité du mag valant bien cette peine…


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